Date d’entrée en vigueur: 01.01.2024 — État du droit fédéral et de la pratique du SEM. Statut: Première ébauche IA. La publication n’est autorisée qu’après l’approbation juridique et la vérification de l’actualité de la directive du SEM.
De quoi il s’agit — et de quoi il ne s’agit pas
Le statut de protection S est activé depuis le 12 mars 2022 pour les personnes fuyant l’Ukraine (décision du Conseil fédéral du 11.03.2022). Il est par nature temporaire: l’art. 76 de la loi sur l’asile lie l’octroi de la protection à la persistance des motifs de protection ; le statut ne prévoit pas de limite de temps pour la durée individuelle du séjour, mais prévoit la possibilité de révoquer le statut par décision du Conseil fédéral dès que les motifs de protection disparaissent.
Une personne titulaire d’un permis S qui est intégrée en Suisse – c’est-à-dire qu’elle travaille, qu’elle possède une certification linguistique, qu’elle n’est pas dépendante de l’aide sociale et qu’elle n’a pas de casier judiciaire – peut, sous certaines conditions, demander à passer à un permis de séjour B. Ce changement n’est pas un droit statutaire, mais une décision discrétionnaire cantonale fondée sur les éléments suivants :
- Art. 84 al. 5 LAsi (possibilité de réglementer le séjour après la disparition de la protection),
- Art. 14 al. 2 LAsi en relation avec l’art. 30 al. 1 let. b LEI et l’art. 31 OASA (voie de recours en cas de rigueur pendant la durée du statut de protection),
- des instructions cantonales complémentaires et de la pratique du SEM en matière de régularisation des personnes nécessitant une protection.
Ce fichier décrit :
- les trois voies de transition et leurs conditions respectives,
- les autorités cantonales compétentes et la procédure,
- les moyens de preuve et les documents qui sont généralement demandés,
- les erreurs typiques et leurs conséquences,
- les centres de conseil des ONG pour préparer la demande.
Ce que ce fichier n’est pas:
- aucune recommandation d’un parcours spécifique pour une personne donnée,
- aucune prévision de succès pour une demande spécifique,
- pas de conseil sur le choix du canton (pratique dite du « canton shopping »),
- aucun modèle pour étayer les arguments auprès de l’office des migrations,
- aucune recommandation d’un avocat ou d’une avocate en particulier (exception : renvoi au registre BfR et à la liste des ONG).
Champ d’application limité (STRICT) : Lorsque la situation personnelle est complexe (condamnation pénale, perception de l’aide sociale, problèmes de santé, famille divisée, nationalité mixte), il convient de mandater un avocat spécialisé en droit des étrangers et du droit d’asile, inscrit au registre des avocats du Tribunal fédéral, avant le dépôt de la demande. La correction ultérieure d’une demande de transition mal déposée est délicate en termes de temps, compte tenu du risque de perte du statut de protection.
1. Trois voies de transition — Aperçu
Le passage du statut de protection S à l’autorisation de séjour B peut se faire formellement par trois voies. La voie à suivre dépend de la situation de vie, de la durée du séjour, du canton et de la nécessité de protection persistante ou disparue.
Voie 1 — Demande de cas de rigueur pendant la durée du statut de protection S (art. 14 al. 2 LAsi)
Base juridique : L’art. 14, al. 2 de la LAsi autorise le canton, lorsqu’il existe un cas de rigueur personnelle grave, à délivrer une autorisation de séjour ordinaire à une personne dont la demande d’asile est en cours ou qui a obtenu l’asile, y compris les personnes bénéficiant du statut de protection S. Les critères matériels relatifs aux cas de rigueur découlent de l’art. 30, al. 1, let. b, de la LEI et de l’art. 31 de l’OASA.
Conditions (cumulatives, dont la pondération peut varier au niveau cantonal) :
- Durée du séjour en Suisse d’au moins 5 ans en principe depuis le dépôt de la demande d’asile (variant entre 4 et 7 ans selon les cantons),
- intégration avérée au sens de l’art. 58a LEI (maîtrise de la langue, activité professionnelle, indépendance vis-à-vis de l’aide sociale, respect de l’ordre public),
- Compétences linguistiques : en général, niveau A2 à l’oral et A1 à l’écrit dans la langue officielle du canton (certificat fide),
- Activité lucrative permettant de subvenir à ses besoins sans recourir à l’aide sociale, généralement attestée sur une période d’au moins 12 mois.
- aucune condamnation pénale importante (les infractions mineures sont évaluées différemment selon les cantons),
- les circonstances familiales et la formation scolaire/professionnelle des enfants sont prises en compte,
- la situation personnelle du requérant rend un retour dans son pays d’origine possible ou impossible (les critères varient d’un canton à l’autre).
Autorité compétente : le service cantonal de la population du canton de résidence ; la demande est soumise à l’approbation du SEM (art. 99 LEI, en relation avec l’art. 85 de l’OASA).
Schéma de la procédure :
- Préparation (en général 4 à 8 semaines) : collecte des preuves d’intégration (contrats de travail, fiches de salaire, certificat fide, bulletins scolaires des enfants, contrat de bail, éventuellement lettres de recommandation), consultation d’une organisation non gouvernementale (HEKS, Caritas, AsyLex, SOS Ticino, SBAA).
- Dépôt de la demande auprès du service cantonal de la population, sous forme d’une lettre officielle exposant les motifs justifiant l’application des critères de cas de rigueur.
- Examen préalable cantonal (en général, 2 à 6 mois selon le canton).
- Approbation du SEM (en général, 2 à 4 mois après l’approbation cantonale).
- Délivrance de l’autorisation de séjour B ou rejet avec décision motivée, soumise à frais.
Motifs de rejet fréquents :
- Durée de séjour inférieure au seuil minimum cantonal,
- Le certificat de langue est manquant ou son niveau est insuffisant,
- Perception d’une aide sociale au cours des 3 dernières années,
- Activité professionnelle non documentée de manière continue,
- vices de forme dans la demande (absence de justification étayée).
Voie 2 — Régularisation fondée sur l’intégration après la cessation de la protection (art. 84, al. 5, LAsi)
Base juridique : L’art. 84, al. 5, de la LAsi prévoit que, après l’abrogation de la protection collective par le Conseil fédéral, les autorités cantonales peuvent, sur la base d’une recommandation du SEM, délivrer une autorisation de séjour ordinaire aux personnes pour lesquelles un renvoi se révélerait excessif ou qui sont particulièrement bien intégrées en Suisse.
Attention — Statut quo : la décision du Conseil fédéral du 11 mars 2022 concernant l’activation de la protection spéciale pour les personnes ukrainiennes nécessitant une protection est toujours en vigueur au 1er janvier 2024. La voie 2 ne pourra être activée qu’une fois que le Conseil fédéral aura levé la protection collective, une date qui est politiquement incertaine et qui peut également être prolongée a posteriori.
Conditions (essentiellement identiques à celles du parcours 1, mais liées à la pratique de la SEM après l’abrogation) :
- Intégration selon l’art. 58a LEI (voir parcours 1),
- activité lucrative, indépendance vis-à-vis de l’aide sociale, casier judiciaire vierge,
- durée de séjour effective en Suisse (au sens de la directive du SEM émise après la révocation de la protection accordée).
Identification des risques : les personnes qui misent exclusivement sur la voie 2 risquent de se voir signifier une décision de renvoi si leur protection est révoquée et qu’elles n’ont droit à aucune régularisation. La voie 1 (cas de rigueur pendant la durée de la protection) offre donc généralement une stratégie plus solide pour les personnes intégrées qui séjournent dans le pays depuis longtemps.
Voie 3 — Changement vers un permis FZA (cercle très restreint)
Base juridique: ALCP, annexe I, art. 3 (regroupement familial) — Si un titulaire du statut de protection S vit en concubinage ou est marié avec une personne de nationalité UE/AELE et que cette personne dispose d’un permis ALCP en Suisse, il est possible de passer à une autorisation de séjour B UE/AELE dérivée.
Conditions préalables :
- mariage ou partenariat enregistré avec une personne bénéficiant d’une autorisation de l’ALCP,
- résidence commune,
- Moyens de subsistance (rapport d’emploi ou ressources suffisantes de la personne bénéficiant de l’ALCP).
Schéma de la procédure: Passage du statut de protection à l’autorisation ALCP par l’intermédiaire du service cantonal de la population, en présentant le certificat de mariage/de partenariat et l’autorisation ALCP du partenaire.
Clarification importante : la voie 3 n’est PAS une voie de recours en cas de rigueur, mais un changement de titre de séjour par l’obtention d’une autorisation d’établissement familiale (ALCP). Les chances de succès sont élevées, à condition que les conditions de regroupement familial soient effectivement remplies.
2. Pratique cantonale — trois observations
La pratique cantonale varie en ce qui concerne les durées minimales de séjour, l’importance accordée à l’activité professionnelle et la volonté d’évaluer favorablement les demandes de cas de rigueur présentées par les personnes détentrices du statut de protection S. Le présent document ne contient pas de classement des cantons et ne formule aucune recommandation stratégique quant au choix du canton. Quiconque envisage de changer de canton de résidence uniquement dans le but de bénéficier d’une pratique plus favorable en matière de cas de rigueur devrait prendre en compte deux risques : (a) le nouveau canton compétent peut considérer la durée de séjour plus courte dans le nouveau canton comme un élément négatif ; (b) un changement en cours d’examen d’une demande de cas de rigueur peut entraîner une nouvelle procédure et, par conséquent, un retard.
Variation observable (purement descriptive, sans jugement de valeur) :
- Romandie (VD, GE, NE, FR, JU) : tendance à une prise en compte plus large des liens familiaux et scolaires dans l’évaluation des cas de rigueur ; durée des procédures généralement plus courte (4 à 8 mois) grâce à une administration bien rodée.
- Normes suisses alémaniques (LU, SO, AG, SG, BE, etc.) : plus grande importance accordée à l’autonomie économique ; exigences plus strictes et constantes en matière de certificats de compétences linguistiques.
- Tessin: espace de comparaison avec un nombre de cas plus faible ; la pratique tend à être formaliste, et les procédures durent plus longtemps.
- Zurich: propre standard avec un catalogue de critères détaillé de l’AfM, durée de la procédure plus longue (8 à 14 mois), taux plus élevé de rejets dûment motivés.
Ces observations sont des notes pratiques descriptives basées sur des décisions du Tribunal administratif fédéral et des statistiques du SEM, qui sont accessibles au public. Elles ne constituent pas une garantie pour une procédure spécifique.
3. Liste des documents à fournir (générale, non exhaustive au niveau cantonal)
Les documents suivants sont généralement exigés par tous les cantons pour une demande de cas de rigueur ; le service cantonal de la population compétent publie une liste spécifique à chaque canton :
Identité et statut :
- Copie de la carte de séjour S actuelle,
- Passeport ou document de remplacement du passeport,
- Actes de naissance de tous les membres de la famille,
- Acte de mariage/partenariat enregistré, le cas échéant.
Séjour :
- Attestation de domicile délivrée par la commune,
- Contrats de location dès l’entrée dans le pays (ou confirmations des structures d’accueil),
- Polices d’assurance (LAMal, éventuellement assurance complémentaire).
Intégration :
- certificat fide du niveau requis (A1 à l’écrit / A2 à l’oral pour la langue officielle du canton, dans certains cantons B1 à l’oral),
- Contrats de travail et relevés de salaire des 12 à 24 derniers mois,
- Déclarations d’impôts et évaluations fiscales,
- Attestation des services sociaux confirmant l’absence ou la fin de la perception de l’aide sociale.
- Bulletins scolaires des enfants,
- Lettre de recommandation (employeur, école, associations — facultative, mais recommandée).
Casier judiciaire :
- extrait actuel du casier judiciaire (extrait relatif à la protection des données),
- en cas de mentions sans importance : avis explicatif.
Demande:
- lettre formelle contenant une justification détaillée des critères de cas de rigueur,
- Curriculum vitae sous forme de récit narratif de l’histoire du séjour et de l’intégration.
La préparation des documents dure généralement 4 à 8 semaines. Les consultations auprès d’ONG (voir ci-dessous) offrent un soutien gratuit ou moyennant une faible contribution pour la structuration des dossiers.
4. Erreurs fréquentes et leurs conséquences
Erreur 1 – Dépôt prématuré : Les demandes de cas de rigueur pour une durée de séjour inférieure à la durée minimale fixée par le canton (4 à 7 ans) sont généralement rejetées. Le rejet entraîne des frais de procédure de 200 à 800 francs suisses (variant selon le canton) et complique légèrement une demande ultérieure, mais le fait de saisir la question trop tôt peut parfois bloquer d’autres voies de recours.
Erreur 2 — Documentation incomplète sur l’intégration : Si des contrats de travail, des fiches de paie ou le certificat fide sont manquants, le service des migrations rejette régulièrement la demande en indiquant que « l’intégration n’est pas suffisamment documentée ». Une nouvelle soumission est possible, mais elle prendra plusieurs mois de plus.
Erreur 3 — Perception de l’aide sociale non interrompue : la perception d’une aide sociale au cours des 36 mois précédant le dépôt de la demande constitue, dans presque tous les cantons, un obstacle majeur à l’évaluation positive de la demande. La cessation de la perception de l’aide sociale avant le dépôt de la demande améliore considérablement les chances de succès.
Erreur 4 — Changement de canton tardif: Un changement de lieu de résidence pendant une procédure de demande de cas de rigueur en cours entraîne un transfert formel de compétence et, en règle générale, une nouvelle ouverture de la procédure. Quiconque souhaite changer de canton devrait le faire avant de déposer sa demande et y séjourner pendant un certain temps.
Erreur 5 — Omission de condamnations mineures du casier judiciaire : Même les condamnations mineures doivent être divulguées. Leur omission entraîne, si elle est découverte, le refus de l’autorisation pour fausses déclarations (art. 62, al. 1, let. a, LEI) et peut avoir des conséquences pénales.
5. Consultation auprès des ONG — Liste (mise à jour au 2026-05)
Les organisations suivantes conseillent gratuitement ou moyennant une faible contribution les personnes détentrices d’un permis S en vue de préparer une demande de transition. Cette liste respecte le principe de transparence et d’absence de commission :
- HEKS, service de conseil juridique pour les requérants d’asile (tous les cantons, antennes régionales) : https://www.heks.ch/was-wir-tun/migration-integration
- Caritas Suisse, Service Migration (tous les cantons) : https://www.caritas.ch/de/unsere-themen/migration.html
- AsyLex (plateforme numérique offrant des conseils juridiques en allemand et en français) : https://www.asylex.ch
- SOS Ticino — Soccorso Operaio Svizzero, secteur migration et droits humains (TI) : https://www.sos-ti.ch
- Observatoire suisse du droit d’asile et du droit des étrangers (OSDA): https://www.beobachtungsstelle.ch
- Service de conseil juridique de Berne pour les personnes en difficulté (BE) : https://www.rbsfreiwillig.ch
- Bureau de consultation juridique pour les requérants d’asile (GE/VD/NE) : voir les antennes régionales de HEKS.
Pour les affaires relevant du casier judiciaire, les situations de vie complexes sur le plan de la santé ou en cas de risque de renvoi, il convient de mandater un avocat inscrit au registre cantonal des avocats et spécialisé en droit des migrations. Le registre cantonal des avocats de la Conférence fédérale des registres des avocats est accessible à l’adresse suivante : https://www.anwaltsregister.ch.
6. Délais, frais et durée de la procédure
Délais: Il n’existe aucun délai légal pour une demande de cas de rigueur ; une demande peut être déposée à tout moment pendant la durée du statut de protection S. Si une suppression du statut de protection collective par le Conseil fédéral est envisagée, il est recommandé de déposer une demande le plus tôt possible, à condition que les conditions d’intégration soient déjà remplies.
Frais (au 01.01.2024, variables selon les cantons) :
- Demande de dérogation auprès du service cantonal de la population : 200 à 800 CHF,
- Frais du SEM pour les procédures d’approbation : 200 à 500 CHF,
- Délivrance du permis B lors de l’octroi : 100 à 200 fr. suisses (cantonal).
Durée de la procédure (valeurs indicatives, forte variation) :
- Norme Romandie: 4 à 8 mois,
- Norme suisse allemande: 6 à 12 mois,
- Zurich: 8 à 14 mois,
- Tessin: 8 à 16 mois.
La durée de la procédure est fortement influencée par la complétude des documents et la complexité de la situation personnelle. Les demandes préparées par des ONG sont généralement traitées plus rapidement et avec un taux de succès plus élevé.
7. Ce qui s’applique après l’octroi de l’autorisation de séjour B
L’autorisation de séjour B délivrée est une autorisation de séjour B régulière pour ressortissants de pays tiers (et non une ALCP), pour autant que la voie 1 ou la voie 2 ait abouti. Elle est renouvelable annuellement (voir Renouvellement de l’autorisation de séjour); les conditions requises sont notamment le maintien d’un motif de séjour valable (activité professionnelle, regroupement familial, études, moyens financiers suffisants) et une intégration continue.
L’autorisation d’établissement C peut être demandée après 10 ans de séjour ininterrompu (art. 34 LEI) ; des règles spéciales s’appliquent aux personnes originaires de certains États contractants ou en cas d’établissement anticipé conformément à l’art. 34, al. 4, LEI (bonne intégration après 5 ans). La durée du séjour dans le statut S est prise en compte proportionnellement conformément à l’art. 34, al. 4, LEI, en relation avec l’art. 60 de l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) ; le calcul précis de cette prise en compte varie d’un canton à l’autre et n’est pas entièrement documenté dans le présent fichier.
La naturalisation facilitée (art. 21 de la loi sur la nationalité suisse) ou la naturalisation ordinaire (art. 9 à 14 de la loi sur la nationalité suisse) sont possibles après que les conditions y relatives ont été remplies (voir Naturalisation en Suisse); dans ce cas également, la prise en compte de la période passée sous le statut de protection S est une question qui relève de la pratique cantonale.
8. Si la voie 1 est rejetée
Une décision de rejet d’une demande de cas de rigueur peut faire l’objet d’un recours devant le tribunal administratif cantonal, puis devant le Tribunal administratif fédéral (art. 31 VGG). Le délai de recours est généralement de 30 jours à compter de la notification de la décision, ce qui constitue un délai impératif. Il est vivement recommandé de se faire assister par un avocat spécialisé en droit des migrations pour le recours, car les exigences formelles relatives à la requête de recours sont élevées.
Une nouvelle demande concernant une requête de cas de rigueur rejetée est possible après une modification substantielle de la situation de vie (par exemple, examen de langue réussi, nouveau contrat de travail, nouvelle durée de séjour).
Ausländervorzug
Der Ausländervorzug ist ein in der Schweiz bestehendes Arbeitsmarktprinzip, das besagt, dass bei der Einstellung von Arbeitnehmern Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C vor ausländischen Arbeitnehmern bevorzugt werden müssen, wenn diese gleich qualifiziert sind.
Rechtsgrundlage
Die Rechtsgrundlage für den Ausländervorzug ist in Artikel 11 des Ausländer- und Integrationsgesetzes (AIG) bzw. der Verordnung über die Arbeitsbedingungen (VArb) geregelt.
Anwendungsbereich
Der Ausländervorzug gilt für alle Arten von Arbeitsverhältnissen, einschliesslich Teilzeitarbeit und befristeten Arbeitsverträgen. Er findet Anwendung, wenn ein Arbeitgeber eine Stelle besetzen möchte und gleichzeitig einen Schweizer Bürger oder eine Person mit einer Niederlassungsbewilligung C und einen ausländischen Arbeitnehmer in Betracht zieht, die gleich qualifiziert sind.
Ausnahmen
Es gibt einige Ausnahmen vom Ausländervorzug. So dürfen beispielsweise hochqualifizierte Fachkräfte aus dem Ausland eingestellt werden, wenn keine geeigneten Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C zur Verfügung stehen. Auch bei der Besetzung von Schlüsselpositionen in Unternehmen dürfen ausländische Arbeitnehmer bevorzugt werden, wenn dies im Interesse des Unternehmens liegt.
Kontrolle
Die Einhaltung des Ausländervorzugs wird durch die kantonalen Arbeitsämter kontrolliert. Bei Verstössen können BuSsen verhängt werden.
Kritik
Der Ausländervorzug ist in der Schweiz umstritten. Befürworter argumentieren, dass er dazu beiträgt, die Arbeitsplätze der Schweizer Bevölkerung zu sichern. Kritiker bemängeln, dass er zu einer Diskriminierung ausländischer Arbeitnehmer führt und die internationale Wettbewerbsfähigkeit der Schweizer Wirtschaft beeinträchtigt.
Siehe auch
- Arbeitsmarkt
- Ausländer- und Integrationsgesetz (AIG)
- Verordnung über die Arbeitsbedingungen (VArb)
Thèmes complémentaires : Statut de protection S · Règlement des cas de rigueur selon l’art. 30 LEI · Renouvellement de l’autorisation de séjour · Voie de recours contre les décisions migratoires cantonales · Pratique cantonale standard Romandie · Canton de Zurich · Canton de Genève · Glossaire de la loi sur l’asile · Glossaire LEI et OASA.
État des sources : LAsi/LStrI/OASA de Fedlex au 1er janvier 2024 ; instructions du SEM concernant les domaines de l’asile et des étrangers, au 1er trimestre 2026 ; décision du Tribunal fédéral concernant l’activation de la protection, du 11 mars 2022 (toujours en vigueur à la date de la première rédaction).
Obligation de mise à jour (trimestrielle) : Ce fichier doit être mis à jour à chaque modification de la directive du SEM concernant la régularisation des personnes nécessitant une protection, ainsi qu’à chaque clarification apportée par le Tribunal fédéral concernant la pratique relative aux cas de rigueur du statut de protection S. La variable cms.locale_sync_state marque automatiquement toutes les traductions comme obsolètes.
