Je vis ici · Regroupement familial
Faire venir votre famille – avant que le délai ne l'exclue.
Le conjoint et les enfants célibataires de moins de 18 ans peuvent vous rejoindre. Que ce soit un droit ou une décision laissée à l'appréciation de l'autorité dépend de votre autorisation – et un délai court discrètement dès que vous êtes ici.

Cette page décrit le regroupement familial selon la loi sur les étrangers et l'intégration – pour les proches de Suisses, de personnes établies (C) et de titulaires d'une autorisation de séjour (B ou L). Les ressortissants UE/AELE font venir leur famille au titre de la libre circulation : un cadre plus large, avec d'autres délais. Les statuts d'asile, F et S suivent des règles propres, plus strictes.
Qui peut venir
L'autorisation dont dépend votre regroupement
Qui peut vous rejoindre, et avec quelle certitude, dépend de votre propre statut. Le cercle est partout le même – le conjoint et les enfants célibataires de moins de 18 ans –, mais la différence entre un droit et le pouvoir d'appréciation change tout.
Proches de Suisses
Un droitLe conjoint et les enfants célibataires de moins de 18 ans de Suisses ont un droit à l'autorisation de séjour, pour autant qu'ils fassent ménage commun.
- Seule condition de base : le ménage commun.
- Les autres proches (enfants jusqu'à 21 ans, parents à charge) uniquement via une autorisation durable d'un État lié par un accord de libre circulation.
Proches de personnes établies (C)
Un droitLe conjoint et les enfants célibataires de moins de 18 ans d'un titulaire d'une autorisation d'établissement ont un droit – si les cinq conditions sont remplies.
- Un droit, mais lié au logement, à l'indépendance financière et à la langue.
- Pour les enfants de moins de 18 ans, la preuve de langue n'est pas exigée.
Proches de titulaires d'un séjour (B / L)
AppréciationPour les titulaires d'une autorisation de séjour ou de courte durée, l'autorisation « peut » être octroyée – une décision laissée à l'appréciation de l'autorité, et non un droit.
- Les mêmes cinq conditions, mais sans droit garanti.
- L'autorité pèse le pour et le contre ; l'autorisation n'est pas garantie.
« Un droit » signifie : si les conditions sont remplies, l'autorité doit octroyer. « Appréciation » signifie : elle peut, mais n'y est pas tenue. Cette différence se lit sur votre propre autorisation.
Les cinq conditions
Ce qui doit être rempli pour le regroupement
Pour les proches de personnes établies et de titulaires d'un séjour (art. 43 et 44), cinq conditions s'appliquent. Elles doivent toutes être remplies ensemble.
Ménage commun : la famille vit ensemble – sauf motifs importants justifiant des domiciles séparés.
Logement approprié : un logement suffisant pour la taille de la famille.
Pas d'aide sociale : la famille ne dépend pas de l'aide sociale.
Langue : le conjoint se fait comprendre dans la langue nationale parlée au lieu de domicile. Pour le premier octroi, l'inscription à un cours de langue suffit ; pour la prolongation ultérieure, des compétences orales d'au moins A1 doivent être prouvées.
Pas de prestations complémentaires : la personne qui fait venir sa famille ne touche pas de prestations complémentaires annuelles et n'en toucherait pas du fait du regroupement.
Pour les enfants célibataires de moins de 18 ans, la condition de langue tombe. Pour les proches de Suisses (art. 42), seul le ménage commun est exigé. Des domiciles séparés restent possibles pour des motifs importants, tant que la communauté familiale subsiste.
Le délai
Cinq ans – et seulement douze mois pour les enfants plus âgés
Le droit au regroupement familial est limité dans le temps. Qui le laisse expirer ne peut plus faire venir sa famille que pour des motifs familiaux importants – et la barre est haute.
5ans
Conjoint et enfants
12mois
Enfants de plus de 12 ans
Le délai commence avec l'octroi de votre autorisation – ou, si la famille se forme plus tard, avec le mariage ou la naissance.
Le délai de douze mois pour les enfants de plus de douze ans est le piège le plus fréquent : il expire bien plus vite que les cinq ans. Manqué, seul l'intérêt de l'enfant rouvre la porte.
Ce que vous déposez
Les documents à réunir
Les pièces exactement exigées sont fixées par le canton. Celles-ci en font presque toujours partie – prévoyez tôt la légalisation et la traduction.
- Acte de mariage ou preuve du partenariat enregistré.
- Actes de naissance des enfants, avec preuve de l'autorité parentale là où c'est nécessaire.
- Contrat de bail ou preuve de logement indiquant le nombre de pièces.
- Fiches de salaire ou preuve de moyens financiers suffisants.
- Preuve des connaissances linguistiques ou inscription à un cours de langue.
- Passeports de tous les membres de la famille qui vous rejoignent.
Les actes étrangers requièrent, selon le pays d'origine, une apostille ou une légalisation et une traduction officielle. L'autorité cantonale de migration fait foi.
Là où d'autres règles s'appliquent
Trois cas que cette page ne couvre pas
Si l'un de ces points vous concerne, d'autres règles s'appliquent – voici la bonne voie.
Ressortissants UE/AELE
Si vous faites venir votre famille au titre de la libre circulation, le cercle est plus large et le délai de cinq ans ne s'applique pas de la même manière. La vue d'ensemble montre quelle voie est la vôtre.
Retour à la vue d'ensembleAsile, F ou S
Pour les personnes admises à titre provisoire, les personnes à protéger et les réfugiés, le regroupement familial obéit à des conditions et des délais d'attente propres, plus stricts.
Aide et points de contactPlus de 18 ans, parents ou après une séparation
Les enfants majeurs, les parents ou le séjour après une séparation suivent des règles particulières que cette page ne traite pas. Décrivez votre situation à Clara.
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Origine de ces informations
Dernière vérification le 10.06.2026
Information générale, pas un conseil juridique vérifié par un avocat. Les délais et les conditions varient selon le canton et le cas d'espèce ; l'autorité migratoire compétente fait foi.
Sources
Vous ne savez pas si votre regroupement est un droit ?
Décrivez votre situation – Clara vous indique la règle applicable avec l'article de loi et vous dit franchement quand il vous faut un professionnel.
Demander à ClaraInformation générale, sans substitut à un conseil juridique au cas par cas.